• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Une journée comme on les aime

Une journée comme on les aime - Brendan Gresham

Quand j’étais jeune, avec les amis, je suis allé voir le dernier concert d’un de mes groupes de rock préféré. Il y avait Jeremy, Hans et moi. Je me sentais un peu en retard, car à presque vingt ans, c’était la première fois que j’assistais à un si grand concert, et donc, pour moi, il ne fallait rien rater. Le voyage était vraiment long depuis Chicoutimi. Dès notre arrivée à Montréal, on s’est fait des amis. Il y avait Josh, Brian et Fanny. C’était des fans inconditionnels, avec les looks parfaits, et une manière de s’exprimer vraiment Thrashy. Ce sont les genres de personnes qui mettent le feu partout où ils vont. L’ambiance s’annonçait extra, et j’ai commencé par immortaliser les moments les plus cools. Je me souviens la fois, avant le concert, où nous sommes allés dans un bar juste à côté du Forum. C’était la première fois que je côtoyais de vrais rockers. Le son était mortel et l’ambiance infernale. Ce n’était pas du tout comme ce que tout le monde pense ! Nous étions comme des enfants à la maternelle, ébahis par des sons envoutants. Deux heures plus tard, nous nous sommes rendus au Forum où, là encore, c’était extrême. On y voyait des headbangers en vrai, comme ce qu’on voyait à la télé. J’ai même vu un gars handicapé, un homme du troisième âge, mais il suivait le rythme comme tout le monde. Et je ne parle même pas des filles, des vraies tigresses enragées. Ce sont les genres de filles qu’il ne faut pas prendre à la légère dans la rue. Dans toute cette foule, personne ne se préoccupait des défauts des autres, personne n’a même dévisageait mon ami, malgré la grande couperose qu’il avait sur le visage. C’est à cet instant que je réalisais vraiment que l’univers où je vis, était rempli de fraternité. Ça m’a éloigné un peu de cette vie de routine quotidienne. Oublier le travail pour quelques heures, c’était un genre de renaissance, ou quelque chose de ce genre. Bref, le groupe se décidait enfin de jouer mon titre préféré. J’écoute cette chanson au moins 5 fois par jour, la basse est vraiment mortelle, accompagné par les riffs incomparables. J’étais dans les nuages, ou le contraire !!! À la fin du spectacle, il fallait que je rencontre le groupe pour avoir une dédicace. Je voyais déjà une foule faire la queue, mais ce n’était pas grave, j’ai attendu le temps qu’il fallait, car AC/DC n’est pas n’importe quel groupe quand même !

À propos de l’auteur :

author