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Comme une grand-mère

Comme une grand-mère - Brendan Gresham

J'ai subi un malheureux accident, je suis tombé en descendant de l'autobus et je me suis fracturé la cheville. Ça a été ma faute, puisque j'étais totalement perdu dans mes pensées, car je revenais d'une rencontre avec un spécialiste pour les problèmes de dette mauvais crédit Repentigny, au lieu de regarder où je me mettais mes pieds. Je dois avouer que je suis un peu étourdi de nature.

Mais bon, s'il faut voir le bon côté des choses, j'ai été autorisé par mon patron à travailler à la maison, car j'avais du mal à me déplacer. Et aussi, il sait que dans ces conditions, il est fort probable que je subisse un nouvel accident sur le chemin au travail et dans ce cas-là, ce serait un accident de travail duquel la compagnie serait responsable du point de vue légal.

Pour en revenir au bon côté des choses, le fait que j'habite seul me permet de bénéficier d'un programme du CLSC. En effet, pendant les trois semaines où je suis resté chez moi, une infirmière est passée pour faire un suivi de mon évolution tous les deux jours. C'était une dame âgée, en fait, je crois qu'elle m'a dit que j'étais son dernier patient avant de prendre la retraite.

Elle m'a soigné comme une grand-mère soignerait son petit-fils ! Je n'exagère pas, elle était aussi passionnée que ça pour son travail ! Je veux dire, ça se voyait bien qu'elle aimait soigner les gens comme s'ils étaient ses enfants ou ses petits-enfants, étant toujours attentive à absolument tout. Elle ne partait jamais sans me demander avant si j'avais besoin de quelque chose de plus, si je me sentais mieux qu'avant...

Ce n'est pas tout, un jour, elle m'a préparé le déjeuner ! Un mercredi, je ne me rappelle pas pourquoi, je lui avais dit que je n'avais des œufs que pour le déjeuner du lendemain. Alors, le vendredi, j'étais toujours au lit à huit heures du matin, je n'avais rien mangé et je devais commencer à travailler.

Devinez quoi ? À 08:00, elle frappe à la porte. Je lui ai ouvert et j'ai remarqué qu'elle portait un sac d'épicerie. Elle m'a demandé si j'avais mangé quelque chose, j'ai répondu que non. Elle m'a alors dit de m'asseoir à table et de travailler tranquille pendant qu'elle me préparait le déjeuner ! Et elle avait même acheté du bacon pour que je le garde en réserve s'il ne m'en restait pas assez !

Et comme si cela n'était pas suffisant, quand je lui ai demandé combien avait-elle payé pour les courses, elle ne voulait pas me le dire. J'ai insisté, mais ça a été en vain. Donc un jour, je lui ai fait un cadeau.

Je ne l'oublierai jamais.

À propos de l’auteur :

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